Ces dernières années, on observe dans les pratiques comme dans les réflexions théoriques une véritable « explosion » du thème du « commun », devenu une référence centrale pour de multiples foyers d'expérimentations politiques et économiques (mouvements altermondialistes et écologistes, défense des services publics, résistances paysannes, coopératives, expérimentations numériques collectives). Avec une vitesse rare pour une notion nouvelle, le commun s'est mondialement imposé en tant que grand concept politique de ce début de XXIe siècle. Il admet pourtant des acceptions fort différentes, parfois contradictoires. Cet ouvrage, issu d'un colloque de Cerisy, est consacré aux enquêtes et terrains permettant d'éclairer les enjeux théoriques, pratiques et historiques de ce concept, ainsi qu'aux propositions stratégiques qui en font aujourd'hui le principe de l'alternative au capitalisme. Introduction I. Le commun comme principe stratégique II. Commun et protagonisme démocratique : oublier Ostrom III. Commun : essai de cartographie IV. Qu'est-ce qu'un internationalisme du commun ? V. Services publics et principe du commun VI. Biens communs et usages du droit VII. « Changer de soleil » VIII. L'alternative du commun dans les Suds IX. Le commun à l'épreuve des communautés andines X. Les communs et la mer XI. La stratégie d'inséparabilité des collectifs humains et des milieux naturels XII. Sous le sable, le commun ? XIII. Quelques questions sur le(s) commun(s) à partir des quartiers populaires XIV. Communs et habitat XV. Au-delà de la propriété privée, la mise en commun de la ressource immobilière et foncière comme perspective politique et sociale XVI. Mobilisations urbaines dans une ville de l'Europe du Sud après la crise XVII. Néolibéralisme et prédation du commun XVIII. Platform cooperativism et dépassement de l'entreprise capitaliste XIX. De la logique coopérative au principe du Commun XX. Démocratie du commun et travail démocratique XXI. Les communs, la reproduction et le revenu de base XXII. De la dette mutuelle à la monnaie du commun XXIII. La décroissance XXIV. Un aperçu de la diversité des pratiques institutionnelles dans les communs numériques XXV. Ce que le commun fait aux industries des biens symboliques XXVI. La catégorie de commun(s) au fil des échanges : enquête XXVII. Le commun dans les expériences éducatives d'autogestion XXVIII. Municipalisme du commun XXIX. Barcelone, laboratoire des communs XXX. La participation de La Vía Campesina à la construction d'un internationalisme du commun XXXI. Peut-on penser le commun en tant que stratégie politique dans un pays périphérique comme le Brésil ? XXXII. La délibérabilité du commun : commun et délibération chez Aristote XXXIII. Les socialismes de l'association, sources et ressources d'une politique du commun ? XXXIV. Marx et le commun XXXV. Rendre le commun immanent au social XXXVI. Dialectiques du commun chez Sartre XXXVII. Les usages politiques ducommun XXXVIII. Performances du commun.
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Ces dernières années, on observe dans les pratiques comme dans les réflexions théoriques une véritable « explosion » du thème du « commun », devenu une référence centrale pour de multiples foyers d'expérimentations politiques et économiques (mouvements altermondialistes et écologistes, défense des services publics, résistances paysannes, coopératives, expérimentations numériques collectives). Avec une vitesse rare pour une notion nouvelle, le commun s'est mondialement imposé en tant que grand concept politique de ce début de XXIe siècle. Il admet pourtant des acceptions fort différentes, parfois contradictoires. Cet ouvrage, issu d'un colloque de Cerisy, est consacré aux enquêtes et terrains permettant d'éclairer les enjeux théoriques, pratiques et historiques de ce concept, ainsi qu'aux propositions stratégiques qui en font aujourd'hui le principe de l'alternative au capitalisme. Introduction I. Le commun comme principe stratégique II. Commun et protagonisme démocratique : oublier Ostrom III. Commun : essai de cartographie IV. Qu'est-ce qu'un internationalisme du commun ? V. Services publics et principe du commun VI. Biens communs et usages du droit VII. « Changer de soleil » VIII. L'alternative du commun dans les Suds IX. Le commun à l'épreuve des communautés andines X. Les communs et la mer XI. La stratégie d'inséparabilité des collectifs humains et des milieux naturels XII. Sous le sable, le commun ? XIII. Quelques questions sur le(s) commun(s) à partir des quartiers populaires XIV. Communs et habitat XV. Au-delà de la propriété privée, la mise en commun de la ressource immobilière et foncière comme perspective politique et sociale XVI. Mobilisations urbaines dans une ville de l'Europe du Sud après la crise XVII. Néolibéralisme et prédation du commun XVIII. Platform cooperativism et dépassement de l'entreprise capitaliste XIX. De la logique coopérative au principe du Commun XX. Démocratie du commun et travail démocratique XXI. Les communs, la reproduction et le revenu de base XXII. De la dette mutuelle à la monnaie du commun XXIII. La décroissance XXIV. Un aperçu de la diversité des pratiques institutionnelles dans les communs numériques XXV. Ce que le commun fait aux industries des biens symboliques XXVI. La catégorie de commun(s) au fil des échanges : enquête XXVII. Le commun dans les expériences éducatives d'autogestion XXVIII. Municipalisme du commun XXIX. Barcelone, laboratoire des communs XXX. La participation de La Vía Campesina à la construction d'un internationalisme du commun XXXI. Peut-on penser le commun en tant que stratégie politique dans un pays périphérique comme le Brésil ? XXXII. La délibérabilité du commun : commun et délibération chez Aristote XXXIII. Les socialismes de l'association, sources et ressources d'une politique du commun ? XXXIV. Marx et le commun XXXV. Rendre le commun immanent au social XXXVI. Dialectiques du commun chez Sartre XXXVII. Les usages politiques ducommun XXXVIII. Performances du commun.