" "On en est là. Régulièrement, la presse "comme il faut" publie des démentis : "Mais non, les grandes institutions mettant en œuvre la mondialisation néolibérale ne suivent pas un agenda de dépopulation.
" Pourtant, l'idée travaille la "complosphère" et elle interpelle plus largement. Au fil des difficultés agricoles ou des calamités météorologiques qui s'accumulent à travers le monde, elle flotte étrangement dans l'air du temps. Aussi délirante puisse-t-elle paraître, aussi mensongère soit-elle dans tel ou tel cas précis, elle a pour elle la logique de la situation : si les alarmes du Giec ou des rapports scientifiques sur la biodiversité sont fondées, si les chocs à venir sont si conséquents, comment ne pas imaginer qu'au moins une partie des élites dirigeantes ne soient pas en train de préparer ces chocs ? Et comment ne pas craindre que les stratégies de survie auxquelles elles réfléchissent ne soient pas — si l'on me passe l'expression — complètement inclusives ? [...] Pour autant, ces questions ne sont pas les plus importantes. Ou plutôt, elles ne sont importantes que parce que les populations se laissent mener à l'abattoir et, majoritairement, ne réagissent pas mieux que leurs élites dirigeantes.
Description:
" "On en est là. Régulièrement, la presse "comme il faut" publie des démentis : "Mais non, les grandes institutions mettant en œuvre la mondialisation néolibérale ne suivent pas un agenda de dépopulation.
" Pourtant, l'idée travaille la "complosphère" et elle interpelle plus largement. Au fil des difficultés agricoles ou des calamités météorologiques qui s'accumulent à travers le monde, elle flotte étrangement dans l'air du temps. Aussi délirante puisse-t-elle paraître, aussi mensongère soit-elle dans tel ou tel cas précis, elle a pour elle la logique de la situation : si les alarmes du Giec ou des rapports scientifiques sur la biodiversité sont fondées, si les chocs à venir sont si conséquents, comment ne pas imaginer qu'au moins une partie des élites dirigeantes ne soient pas en train de préparer ces chocs ? Et comment ne pas craindre que les stratégies de survie auxquelles elles réfléchissent ne soient pas — si l'on me passe l'expression — complètement inclusives ? [...] Pour autant, ces questions ne sont pas les plus importantes. Ou plutôt, elles ne sont importantes que parce que les populations se laissent mener à l'abattoir et, majoritairement, ne réagissent pas mieux que leurs élites dirigeantes.
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